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Le 12 septembre : une bouteille d’ici pour soutenir 180 vignerons québécois

Samedi, le Conseil des vins du Québec et la SAQ présentent la 13e édition de « Le 12 septembre, j’achète un vin québécois ». Le geste demandé est tout simple : choisir une bouteille d’ici. Derrière ce choix, il y a une filière de quelque 180 vignerons et 45 ans de travail. Voici pourquoi y participer — et comment en profiter.

Chaque 12 septembre depuis treize ans, la même invitation revient : acheter un vin du Québec. Rien de compliqué, rien d’obligatoire. Une bouteille choisie, un verre partagé, et le tour est joué. Ce qui rend l’exercice intéressant, c’est l’effet d’ensemble : des milliers de gestes semblables, le même jour, qui braquent le projecteur sur une industrie encore jeune.

Un samedi, donc une vraie sortie

Cette année, la date tombe un samedi. L’occasion est belle de transformer l’achat en sortie. On peut pousser la porte d’un vignoble, jaser avec les artisans, goûter sur place. On peut aussi, plus simplement, rapporter une bouteille pour le souper et lever son verre aux producteurs.

Le Conseil des vins du Québec et la SAQ, qui s’associent pour l’occasion, insistent sur un point : le 12 septembre est d’abord une fête. Pas une contrainte — une invitation à découvrir ou à redécouvrir.

Une filière plus vibrante qu’on le croit

On imagine parfois le vignoble québécois confidentiel. Les chiffres racontent autre chose. Selon le Conseil des vins du Québec, la province compte quelque 180 producteurs titulaires d’un permis de production artisanale. Ensemble, ils produisent environ cinq millions de bouteilles par année et génèrent une activité économique annuelle de 125 millions de dollars. La filière fait vivre plus de 3 000 personnes et progresse depuis 45 ans.

Cette production ne représente encore qu’environ 2 % des bouteilles de vin vendues chaque année au Québec. Autrement dit, il reste une belle place à prendre — et chaque bouteille choisie le 12 septembre y contribue un peu.

La variété suit. Blancs, rouges, rosés, oranges, effervescents : les styles se sont multipliés, tous élaborés à partir de raisins cultivés au Québec. De quoi trouver une bouteille pour chaque table, du pique-nique tardif au repas des grandes occasions.

Derrière chaque bouteille, du monde

Le sens de la journée n’est pas que commercial. « Derrière chaque bouteille, il y a un vigneron, une entreprise agricole familiale et un savoir-faire bien de chez nous », rappelle Matthieu Beauchemin, président du Conseil des vins du Québec. « Choisir un vin d’ici, c’est aussi participer à la vitalité de nos régions, à la création d’emplois et au développement d’une agriculture locale dynamique. »

C’est peut-être là le meilleur argument. Acheter local, ici, veut dire soutenir des familles et des villages, pas seulement remplir un verre.

Quoi acheter, et où le trouver

Bonne nouvelle : les vins du Québec se trouvent un peu partout. En succursale de la SAQ, bien sûr, mais aussi directement dans les vignobles, dans plusieurs épiceries et sur la carte de nombreux restaurants. Pour les repérer en magasin, on cherche l’identification Origine Québec.

Du 10 au 13 septembre, la SAQ met d’ailleurs ces vins à l’honneur : dégustations en succursale, conseils des experts et offre festive de 1 500 points bonis Inspire à l’achat de chaque bouteille de vin Origine Québec de 750 ml et plus. De quoi goûter avant de choisir, et repartir avec une découverte.

Le prétexte parfait pour explorer

On peut voir le 12 septembre comme un prétexte. Un prétexte pour sortir des sentiers battus : tester un cépage inconnu, demander conseil, comparer un blanc d’ici à celui qu’on prend d’habitude. Et si un vignoble se trouve près de chez vous, la visite vaut souvent le détour. On comprend mieux ce qu’il y a dans le verre quand on a vu la vigne.

Une seule bouteille ne changera pas une industrie. Des milliers, le même samedi, oui. Le 12 septembre, il suffit d’en choisir une d’ici — et de la partager. À la nôtre, et à celle des vignerons du Québec. Avec modération, évidemment.

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